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dimanche 20 novembre 2011

La Maîtresse de Juan Velez-Saldana oulàlà - Helen Bianchin


Ma collègue m'a tendu ce livre à la sortie du travail en me demandant : 
"T'en lis des trucs comme ça ?" 
Ben non, pensez-vous ! Mais comme j'aime rendre service à mon prochain.... 
"Tiens je te le donne, parce que ma mère l'a oublié, alors t'as qu'à le pren..." Sitôt dit, sitôt arraché des mains (pour rendre service, toujours...)

Je vous laisse ici le résumé (agrémenté de mes propres réflexions) :

Pour rien au monde Gianna - un prénom en A so so original pour Harlequin - ne voudrait revoir Juan Velez-Saldaña - ici, on imagine aussitôt un torse viril sur lequel on brasse avec amour des poignées entières de poils hispaniques -  l'homme dont elle était follement éprise trois ans plus tôt mais qu'elle a quitté en comprenant qu'il la trompait. - Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que Juan l'étalon andalou n'a pas vraiment dû la tromper et que le vilain quiproquo sera sans doute révélé à la fin du roman... Quel suspens déjà ! A l'époque, pour éviter tout contact avec lui, elle a même choisi de partir refaire sa vie à l'autre bout du monde, sur la Gold Coast, au sud de Brisbane. Et aujourd'hui, même si elle a le sentiment d'avoir réussi à tourner la page, elle ne veut plus rien avoir à faire avec lui. Sauf que Juan vient la trouver chez elle, et lui demande de l'accompagner au chevet de sa mère malade, qui la réclame... - Ah !! Le coup de la mère malade, ça marche à chaque fois ! Comment résister à une requête pareille ?... Le perfide Juan joue sur la sensibilité excessive de sa dulcinée. Forcément elle va craquer, c'est inéluctable...

Dès la première page - que dis-je, dès le premier paragraphe - on apprend que Gienna rassemble tous les clichés qu'on aime : elle est jeune, belle, intelligente, ultra sensible, sans volonté, incapable d'assumer ses actes, lunatique, nunuche et très très agaçante, elle s'entretient et elle a admirablement réussi sa carrière professionnelle (et elle fait accessoirement des rêves coquins). Ah ! Que tout ça fait rêver ...

[...] Pourtant, la jeune femme n'aurait su dire pour quelle raison elle avait choisi de faire un jogging sur la plage ce matin-là, au lieu de sa séance habituelle à la salle de gym. La nouvelle phase de la lune, peut-être ? Ou un sommeil peuplé de rêves troublants ?...


Gianna veut donc tirer un trait sur son passé, mais pas facile quand votre ex débarque à l'improviste pour vous ramener à Majorque où se trouve sa mère mourante. Dur dur de dire non quand votre corps hurle : "oui !!! prend-moi maintenant sur une plage de sable fin face à l'océan !" devant un espagnol sexy en diable qui va user de son charme à chaque occasion pour vous reconquérir, et vous appeler Querida !... Ben oui... parce qu'il faut savoir que Gianna, depuis sa rupture, n'a rencontré personne de vraiment sérieux, mais qu'elle entretient quand même une relation exclusive avec un chat de gouttière... Alors forcément, sa libido travaille pas mal...


Penchons-nous sur Juan Velez-Saldana plutôt, qui lui, est le héro Harlequin par excellence : très très riche (les SDF, les manutentionnaires et les comptables n'ont pas leur place dans les romans Harlequin. Il faut faire rêver que diable !), très grand (même avec des talons, Gianna doit lever la tête pour croiser son menton), très beau, ultra viril au-delà des mots, et un brin flippant quand son regard de braise se pose sur son âme-soeur... Juan ressemble à un macho, mais il n'est pas macho, il se fait passer pour un mec intraitable, mais au fond, c'est un grand sentimental au coeur tout mou. Toutes les femmes s'évanouissent sur son passage et tueraient père et mère pour une seule nuit d'amour avec lui, mais Juan n'est l'homme que d'une seule femme : Gianna. Oui, vous l'aurez compris, vous qui lisez Harlequin dans vos chaumières - coincée entre un époux sans relief et une tripotée d'enfants malodorants - Juan est l'incarnation du mâle dans toute sa puissance, celui que chacune d'entre nous attend, recherche et désire, celui qui subjugue... LE Méditerranéen plein de testostérone qui offre des nuits d'amour inoubliables aux petites chanceuses qui croisent sa route... LE mec qui n'existe pas, quoi...


Bref, vous lisez Harlequin.


Les 3/4 du livre se concentrent sur les mille et unes difficultés que rencontre Gianna entre ses trop nombreux cas de conscience et sa volonté de se défaire de Juan - sans y parvenir... et les multiples coucheries orgasmiques du couple qui aiment bien se jeter au petit matin.

Mais comme c'est une histoire d'amuuuur au pays d'Harlequin, tout se termine forcément bien ! Remariage, bébé, explications qui révèlent une vérité cachée impossible à deviner au départ, réconciliation, règlement de compte, tout ça sur fond de villa majestueuse, de cérémonies bling-bling et de décors paradisiaques... Tout ça dans le même temps surtout, pour rendre le récit encore plus cohérent ! On s'étonnerait presque que l'auteur ne réussisse pas à sauver la mère de l'affreuse maladie qui la ronge !... (Oups... j'ai divulgué la fin - mais vous ne comptiez pas le lire, quand même ?!!...)

C'est triste, c'est déplorable, ça ne tient pas la route, c'est limite absurde dans la résolution de l'histoire, ça sent l'arnaque et la guimauve, mais que voulez-vous : ça fait du bien et moi j'adore ça !!...




La Maîtresse de Juan Velez-Saldana - Helen Bianchin - Editions Harlequin - Collection Azur - 2011




On clique sur l'image pour rigoler !!


5 commentaires:

  1. Mais voyons, tu ne lis pas ce genre de bouquins !!! Elle ne le sait pas ta collègue ? Heureusement, que tu es sympa et que tu as allégé son sac.
    Collection Harlequin, tout un monde d'évasiooooon !

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  2. Quel horrible bonhomme sur l'entête du site !!! berk-berk-berk.

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  3. @Syl : Exactement, tout pour rendre service !! Mais je suis étonnée que tu ne le trouves pas sexy le fameux gars de l'en-tête. Il a un truc, c'est incontestable. Le site rassemble des couvertures Harlequin parodiées, j'ai trouvé ça fun !...

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  4. Ah j'adore, j'adore, j'adore, j'adore, tu m'as fais mourir de rire, suis fan !!!! bizzz et vive mon pôte Harlequin !! mdr !

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  5. Ah ! les parodies de couvertures ! trop drôle !
    Et être allée au bout de cette lecture, franchement, j'admire !

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