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vendredi 18 février 2011

Fog - James Herbert



Cela commença par un tremblement de terre. Dans la confusion, au milieu des cris des victimes, personne ne prêta vraiment attention à ce brouillard jaunâtre qui s'échappait de la terre éventrée et que le vent eut tôt fait d'emporter vers la campagne anglaise. Puis des massacres inexplicables, déments, furent signalés sur le passage de la nappe de brouillard. Elle se mit à croître, progressant inexorablement vers les zones les plus peuplées d'Angleterre...


C'est un véritable scénario catastrophe que nous offre James Herbert avec cette histoire qui dénonce, comme souvent dans ce genre d'ouvrage, les débordements de l'armée et les conséquences de leurs mystérieuses expériences. Peu d'originalité dans le scénario, donc, avec des thèmes déjà exploités, des personnages peu attachants (en même temps c'est une hécatombe, donc on a peu de temps pour s'y attacher !) et un style (une traduction ?) dans lequel l'utilisation constante de l'imparfait m'a quelque peu agacée.

Tout débute après un tremblement de terre en plein coeur d'un petit village anglais situé à quelques centaines de mètres d'une base militaire. Le séisme libère un mystérieux brouillard qui va commencer à se répandre dans la campagne environnante et entraîner dans son sillage la folie et des vagues de suicides collectifs. Les scènes de violence se succèdent alors - âmes sensibles s'abstenir ! - et seul un unique rescapé du brouillard, transfusé et miraculeusement réchappé de la folie ambiante,  va représenter l'ultime chance de salut aux yeux du gouvernement. Car survivre à ce virus apporte l'immunité, et Holman, le personnage principal, va devoir risquer sa vie pour retourner dans le brouillard et en ramener un échantillon afin de trouver un remède à ce qui s'annonce comme la plus grande catastrophe de tous les temps.

Vous l'aurez compris, ce récit d'horreur à tendance "apocalypse" dont les scènes de massacres sont toutes très imaginatives, exploite les grands thèmes qui nous effraient : à savoir la menace éventuelle d'une arme bactériologique exploitée dans le plus grand secret par l'armée, et les débordements qui y sont liés, et plus que tout, l'impuissance des autorités pour en venir à bout. Car c'est une course contre la montre qui va s'engager entre un gouvernement incompétent devant l'ampleur des dégâts, et l'importance croissante de cette brume néfaste qui s'étend de plus en plus et menace de recouvrir toute la capitale...


Mais je dois reconnaître que le mélange fonctionne plutôt bien puisque le suspens est constant, et je n'ai pas lâché le livre avant d'être arrivée à la fin, car les rebondissements sont nombreux, les scènes d'action s'enchaînent remarquablement bien, et on reste submergé du début à la fin par le spectacle de la folie et de ses ravages qui s'abattent sur les habitants de Londres.

En bon dérivatif entre deux pavés, Fog est une lecture très divertissante qui va vous faire frissonner, et surtout, vous ne regarderez plus jamais les vaches de la même manière...




Fog - James Herbert - Editions Pocket - Collection Terreur - 1994



   

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