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vendredi 15 octobre 2010

La Légende du Cavalier sans Tête - Washington Irving



A la fin du XVIIIe siècle, un vallon ensommeillé sur les bords de l'Hudson où vit une paisible communauté d'origine hollandaise...La légende qui s'y colporte d'un fantomatique cavalier furieux vient à menacer la quiétude de ses habitants. On raconte qu'il décapite dans sa course folle tous ceux qu'il rencontre, et lui-même serait sans tête... Sur un ton parodique, Washington Irving (1783-1859) brocarde un rêve américain qui tourne rapidement au cauchemar. La Légende du Cavalier sans tête constitue un surprenant mélange d'enchantement et de fantastique.

Que dire de cette courte - trop courte - nouvelle de Washington Irving ? Et bien que j'ai été ravie en premier lieu, même si l'on est très loin du film magnifique de Tim Burton, et de ses nombreux détails qui n'apparaissent pas dans ce récit.

L'écriture de Washington Irving est très agréable. Il émaille son récit de descriptions bucoliques sur la nature généreuse du Val dormant, où se situe l'histoire, mais en entamant cette histoire, j'ai eu beaucoup de mal à m'imaginer lire une nouvelle d'inspiration fantastique.  

On fait d'abord la connaissance d'Ichabold Crane, un instituteur du Connecticut venu en ces contrées se mêler aux nombreux Hollandais qui y vivent depuis plusieurs générations. C'est un personnage extrêmement maladroit, rêveur et amoureux de la bonne chère. Il aime se faire inviter à toutes les bonnes tables de la région et n"hésite pas à arrondir sa modeste pension en aidant les fermiers des environs lorsqu'il le peut, en plus d'enseigner à leurs enfants. Mais il se met un jour en tête d'épouser Katrina Van Tassel, la fille d'un riche fermier, dont la maison, le confort et les richesses lui font tourner la tête. C'est sans compter sur son rival, le colosse Abraham Van Brunt dit Brom Bones, qui n'a pas l'intention de lui céder le terrain.

Sur fond de légendes colportées par les vieilles femmes des environs, et murmurées le soir au coin du feu, on sent venir la confrontation d'Ichabold avec un de ces spectres qu'il s'efforce de repousser le soir, en chantant des psaumes, et qui le font frémir lorsqu'il rentre chez lui après la tombée de la nuit. 
Jusqu'à ce fameux soir, après un dîner chez la belle Katrina, où ses pires cauchemars vont se matérialisés sous la forme d'un cavalier sans tête qui le poursuivra à bride abattue, à travers une nature devenue source de malaise au coeur de la nuit.

Fable ou réelle incarnation fantastique ? Le doute est permis, jusqu'à ce qu'une fin bien plus terre à terre conclue cette nouvelle d'Irving. Bien loin des sursauts d'horreur générés par le film Sleepy Hollow grâce, notamment, au personnage du Cavalier incarné à l'écran par Christopher Walken, cette petite histoire s'apparente plus à une démonstration burlesque qu'autre chose, mais je l'ai tout de même apprécié à sa juste valeur. Et on ne peut que s'émerveiller de voir ce que le réalisateur Tim Burton en a fait et se demander où il a pu trouvé l'inspiration pour dérouler le fil de cette légende dont les aspects sombres et macabres sont bien loin de l'histoire qu'Irving nous conte ! 

Les autres romans de Washington Irving me font "de l'oeil" depuis un moment. Ce sera donc l'occasion d'entreprendre une connaissance plus approfondie de son oeuvre.


Les critiques moins enthousiastes de Maggie et Au fil des pages, et celles plus positives d'Allie et CendreSombre. 


La Légende du Cavalier sans Tête - Washington Irving - Editions Mille et une Nuits - La Petite Collection - 2000

4 commentaires:

  1. Une légende que je connaissais, mais lue au sein d'un recueil... Moi, ça me fait trop peur de toutes façons ;o).

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  2. Je l'ai lu récemment mais même si je suis d'accord pour la belle écriture avec les détails bucoliques et le portrait comique du héros, je me suis ennuyée en la lisant !

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