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samedi 23 juin 2018

La folie de ton amour - Eve Terrellon

 

« L'amour tue. » C'est ainsi que s'ouvre ce récit en forme de chronique d'un amour fou. Un amour qui éclot sur les cendres d'un autre, face au deuil, à la dépression et aux drames de la vie. Un amour pour lequel on est prêt à tout, même à se perdre. Lorsqu'Alban, jeune diplômé, s'installe sur la côte normande, louant un petit pavillon qui surplombe la falaise, il s'attend à tout sauf au rire de Cédric. Ce rire l'envoûte, le transporte et le fait basculer en un clin d'oeil, l'enchaînant irrémédiablement à la piquante insolence de son beau voisin. Cédric, lui, a déjà construit sa vie avec l'énigmatique et richissime Dimitri, son ami d'enfance. Un homme perspicace s'il en est et qui ne manque pas de remarquer l'ardente admiration que nourrit Alban. De là naît une bien étrange amitié entre Dimitri et Alban, qui peu à peu trouve sa place aux côtés du couple. Il apprend à connaître Cédric son rire autant que ses failles et ne désire plus que le protéger, quitte à s'effacer pour garantir le bonheur de l'homme qu'il aime. Quand survient le pire, c'est tout naturellement sur lui que s'appuie Cédric. Mais enivré par la confiance que lui témoigne son bel ami, Alban demeure aveugle à la détresse profonde dans laquelle se noie ce dernier. Aveugle à Cédric... et aux dauphins.

Ce bouquin, j'ai bien dû l'attendre un an depuis que l'auteur a commencé à en partager des bribes sur les réseaux sociaux. Il y a des livres comme ça, vous sentez que ça va le faire. Sans que ça s'explique. Ce que je pouvais en lire m'intriguait, me fascinait. Et quand sa sortie a été officiellement annoncée, je me suis jetée dessus, d'autant que le résumé en remettait une couche !

Donc, j'ai commencé La folie de ton amour il y a trois jours et je l'ai déjà fini, ce qui en soi, tient déjà de l'exploit. Surtout quand on sait que depuis un an, j'ai énormément de mal à aller au bout de mes livres. C'est donc un excellent point, parce que ça signifie que l'histoire m'a passionnée ! Mais je m'en doutais un peu...

Je ne vais pas parler de l'histoire en elle-même, ce serait dommage de spolier et le résumé en dit assez. Ce que je peux dire c'est que c'est un roman résolument hors norme. Tant par le choix de ses thèmes, plutôt sombres, loin des romances m/m conventionnelles, que par le style ou le ton employé. Il y a bien sûr des moments plus légers qui parsèment l'histoire avec, notamment, de très belles descriptions de la mer, du rivage, de la plage... Mais l'atmosphère accablante qu'on éprouve dès le départ assombrit le récit et pèse sur le lecteur en le poussant à s'interroger sur l'issue du drame. Le narrateur ne cherche pas vraiment à adoucir notre ressenti, ses mots sont douloureux, on vit sa peine, parfois son amertume à chaque étape du livre. 

Quant à Cédric, c'est un homme difficile à cerner, mais pas à aimer, pourtant. C'est là que l'auteur est douée : il aurait pu être agaçant, insupportable, déstabiliser le lecteur en passant d'un extrême à l'autre, mais Eve Terrellon le rend lumineux, fascinant. Aux côtés d'Alban, on fond devant ses brusques élans de tendresse et son obsession inévitable pour les dauphins.

Je sais à quel point c’est compliqué et délicat de ne pas rendre nos personnages antipathiques face aux tragédies de la vie. À ce niveau, l’auteur s'en est bien sortie. En plus de ça, à aucun moment Cédric, Alban ou Dimitri ne m’ont semblé réagir de façon déraisonnable ou incohérente. Au contraire, il y a beaucoup de justesse dans leurs actes, dans leur comportement ou leurs décisions. Je dirais juste qu'il m'a manqué un poil de sauvagerie supplémentaire concernant Alban que j'ai parfois trouvé un peu passif.

Le point négatif n'en est pas réellement un, c'est une question de goût personnel. Mais la narration à la seconde personne du singulier durant tout le récit est un peu perturbante. Pour moi, elle aurait pu être allégée, voire utilisée uniquement dans les moments forts, les tournants clés de l’histoire, mais l'auteur a choisi de maintenir cette forme tout du long. Je dois avouer qu'il en ressort un sentiment de lourdeur, surtout dans certaines scènes où, à mon sens et à cause de ce choix précis, l'action n'était pas suffisamment mise en valeur. La plume d'Eve est très belle, riche et soutenue, mais les dialogues contemporains échangés entre des personnes de moins de trente ans ont soufferts de ce style un peu précieux, parfaitement adapté à la romance historique, mais qu'ici, j'ai trouvé légèrement déplacé. On va me répondre que c'est un comble de se plaindre quand un auteur écrit bien ! Je pense juste qu'un petit peu de simplicité dans le style aurait été parfait.

Il n'empêche que La folie de ton amour est un excellent roman, bien écrit, bien pensé et passionnant. Il n'hésite pas à sortir des sentiers battus, évoquant avec justesse la profondeur des sentiments qu'on peut éprouver malgré la folie, le deuil et l'obsession. C'est une histoire d'amour puissante qui mérite vraiment d'être connue. La fin est particulièrement poétique. Je ne veux pas spolier mais, personnellement, tout sonne juste et j'aime la manière dont l'auteur brouille les limites de la réalité.

Une belle réussite.

La folie de ton amour - Eve Terrellon - Mix Editions - 2018

vendredi 22 juin 2018

Le bazar des mauvais rêves - Stephen King



« J’ai confectionné quelques petites choses pour toi, Fidèle Lecteur. Viens, assieds-toi près de moi. Je ne mords pas. Sauf que… nous nous connaissons depuis très longtemps, toi et moi, et je me doute que tu sais que ce n’est pas entièrement vrai. Hein ? »Un homme revit sans cesse sa vie (et ses erreurs), un journaliste provoque la mort de ceux dont il prépare la nécrologie, une voiture dévore les badauds... Dans ces 21 nouvelles, précédées chacune d'une introduction du maître sur les coulisses de leur écriture, Stephen King démontre une nouvelle fois sa maîtrise dans l’art du récit et le mélange des genres.Stephen King s’en donne à cœur joie. Le Parisien magazine.Une chaleureuse expérience de « littérature commentée », une berceuse complice au seuil des « mauvais rêves ». Télérama.En bonus, une nouvelle inédite.


Ça devait bien faire quelques années que je n'avais pas remis le nez dans un bouquin du King. Quoi de mieux qu'un bon recueil de nouvelles pour replonger dans son univers et réveiller mon appétit de lecture ?

Le bilan est plutôt bon. Les histoires sont certes inégales - on sent qu'elles ont été écrites à différentes étapes de sa vie - mais elles portent toutes sa patte. Certaines renouent avec son amour du gore et du fantastique complètement barré, quand d'autres se rapprochent de cet aspect psychologique très bien travaillé que j'ai notamment apprécié dans Histoire de Lisey ou La ligne verte. On passe un excellent moment. Et cerise sur le gâteau, on se retrouve souvent sur un vrai format de nouvelle avec tout ce que ça comporte, chose plutôt rare chez le King, habituellement grand amateur de novellas. Les nouvelles à rallonge, c'est quelque chose qui me déplaît. Ici, j'ai apprécié que la forme soit respectée.

Bien sûr, certains récits ont plus retenu mon attention que d'autres. Notamment Mile 81, le premier, digne de la "grande époque", qui m'a rappelé Roadmaster, Ça ou Désolation. Alors que La dune et Nécro explorent les pouvoirs de la psyché et brouillent les frontières de la réalité, Une Mort, Batman et Robin ont un accrochage et Sale Gosse évoquent au contraire la noirceur des âmes dans notre quotidien où l'absence de surnaturel est encore plus perturbante.

Certaines thématiques reviennent avec une régularité évidente. On sent les préoccupations de l'écrivain : la vieillesse, la folie, le passage du temps, l'enfance, la guerre, et le besoin de transmission.

L'explication de la genèse de chaque texte, c'est ce petit plus qui constitue au final un point fort. Il nous permet de nous immerger dans l'intimité de l'auteur et de mieux cerner ses préoccupations et ses lubies. J'adore sa manière de raconter au lecteur comment son cerveau fonctionne.

Mention spécial à Mister Yummy évoquant l'homosexualité et le sida avec beaucoup de sensibilité et une espèce de poésie sur la beauté et le désir qui m'a scotchée. Et bien sûr, on ne peut pas passer à côté du bonus Cookie Jar qui ravira les fans de La Tour sombre et des mondes parallèles.

Je ne vais parler de toutes. Chacune véhicule des émotions - terreur, surprise, nostalgie -, chacune nous interpelle, mais toutes ont quelque chose de spécial.

Bref, au moment de sa sortie, ce recueil était une vraie bonne surprise pour les fans du King qui devaient probablement patienter avant son prochain livre. Depuis, deux nouveaux sont sortis dont un co-écrit avec son fils que je vais sûrement me procurer rapidement. L'avantage avec Stephen King, c'est que, peu importe le format ou le thème, il a ce pouvoir à chaque fois de me faire aimer ce que je lis et d'adhérer à ses récits.

"- As-tu déjà entendu quelqu'un dire qu'il était trop vieux pour avoir participé à l'une des aventures militaires américaines ? Le Vietnam ? L'Irak ? L'Afghanistan ?- Bien sûr. Même si ce qu'on dit généralement, c'est qu'on était trop jeune.- Le sida fut une guerre."Ollie avait les yeux baissés vers ses mains déformées que le talent était en train de quitter."- Et je n'ai pas été trop vieux tout le temps qu'elle a duré parce que personne ne l'est quand a guerre est livrée sur son propre territoire, qu'en penses-tu ?- Je pense que c'est assez vrai."


Le bazar des mauvais rêves - Stephen King - Editions Livre de poche - 2018

vendredi 1 juin 2018

Le tatouage - Collectif

 



5 auteurs de talent autour d’un même thème, 5 interprétations différentes du Tatouage.
Juste un point dans un motif, Célia Deiana. Dans ce monde alternatif les âmes soeurs portent le même tatouage.
The hypocrite’s horror show, AurElisa Mathilde. 1958, Tenessee. Quand le surnaturel rencontre la réalité.
D’ancre à encre, Reru. Deux opposés, deux amis. De l’eau, de l’encre et de l’amour.
No futur, Soyilana. Il a été choisi. Il a maintenant 13 jours pour intégrer un groupe ou mourir.
Road Tripping, F.V. Estyer. Un road trip, deux inconnus et une semaine pour apprendre à se connaitre.


Le tatouage est un bon recueil de nouvelles qui a l'avantage de varier les plaisirs. On y trouve de tout. De la romance classique ou légère, des histoires plus réfléchies et structurées. On passe de l'Histoire à la Science-Fiction en quelques pages, et ça c'est génial. C'est toujours marrant de voir qu'un même thème inspire autant de choses différentes chez des auteurs.

La première nouvelle - D'ancre à encre - est plutôt pas mal. Et je dois dire qu'elle a failli obtenir ma préférence. Pourtant, rien d'original dans le récit, si ce n'est l'écriture. Le thème des meilleurs amis a déjà été vu et revu des milliers de fois dans ce registre. Mais ce qui en fait un texte de qualité, un texte qui sort du lot, c'est le style de Reru que je ne connaissais pas et qui allie rythme et simplicité, ce qui rend les personnages proches de nous. En plus, ça se passe en France. Juste pour ça, j'aime cet auteur qui n'hésite pas à mettre nos belles contrées en avant. (c'est tellement rare) Un petit moment très agréable avec un respect du thème central que j'ai trouvé particulièrement bien amené sur la fin.

The hypocrite’s horror show d'AurElisa Mathilde était celle que j'attendais le plus. C'est le résumé qui m'a fait acheter ce recueil. Pas l'auteur, soyons honnête, puisque je n'ai jamais été plus loin que le premier tome de Borderline. Franchement, j'ai été légèrement déçue. Le texte est original, il a le mérite d'aborder plusieurs sujets très forts qu'AurElisa a choisi de traiter sur fond d'Amérique des années cinquante et de mysticisme. Mais je l'ai trouvé un poil trop longue par rapport à ce que j'attendais, même si le récit en lui-même est intéressant. Et quoique plus long que le précédent, j'ai trouvé ses personnages bien moins définis, avec une psychologie un peu bateau qui nous empêche de nous y attacher. Par contre, l'histoire est bluffante. Je ne m'y attendais pas du tout, j'étais partie sur tout autre chose, j'ai donc été agréablement surprise. L'idée du tatouage (censée être au centre de chaque nouvelle) s'efface peut-être un peu trop facilement au profit des autres thèmes évoqués. Mais c'est une nouvelle à découvrir, en tout cas, ne serait-ce que pour son sujet.

L'une de mes préférées va à Juste un point sur un motif. D'abord pour le contexte et l'originalité de l'histoire. Cette idée d'âme-sœur (jamais nommée ainsi d'ailleurs) est incroyablement bien exploitée. J'ai a-do-ré les échanges d'Alexandre sur les forums, l'hyperréalisme de certaines situations, de certaines discussions. L'aspect sombre et déprimant qui existe derrière cette notion d'AS, qui peut être vécue comme une véritable malédiction. Loin du côté glamour et passionné qu'on retrouve souvent dans les romans. J'ai trouvé Tristan magnifique, un personnage un peu énigmatique au départ qui s'avère étonnamment profond et sensible. Même les personnages secondaires ont une densité, ils apportent quelque chose. En fait, je me dis qu'il y aurait certainement eu moyen de bâtir un roman sur cette histoire. Elle en avait le potentiel. Et alors que j'ai trouvé des longueurs dans la précédente, ici je ne voulais pas que ça s'arrête. J'ai été frustrée de la fin. Célia Deiana a vraiment une belle imagination.

Le Road tripping de FV Estyer m'a par contre laissée de marbre. Rien à lui reprocher niveau écriture. Par contre, au niveau de récit, c'est tout ce que je déteste : personnages clichés, rebondissements convenus, scènes hot sans grande originalité. Les trames se succèdent et se ressemblent (je viens de lire sa nouvelle issue du recueil d'Auriol, c'est peut-être pour ça) Même le rapport au tatouage m'a paru confus, posé là pour dire que, et je suis passée complètement à côté. Mais j'ai déjà eu cette sensation avec d'autres auteurs. Je pense juste que certains ne sont pas faits pour moi. Et pourquoi placer l'intrigue aux Etats-Unis ? Pour le road trip ? Je sais pas... Ce fantasme américain me fait toujours marrer. Autant AurElisa le justifiait par le choix de son thème, autant ici, j'ai trouvé ça inutile.

La vraie grande et belle surprise du recueil est la nouvelle SF : No Futur de Soliyana. Elle ramène avec elle un parfum de violence et de désespoir. Une véritable plongée dans les méandres d'un monde dévasté peuplé de personnages originaux et dégénérés. C'est un ovni totalement inattendu. Dans le bon sens du terme, hein. Je l'ai adorée. Il n'y a ni début ni fin, on prend les choses comme elles se présentent, en cours de route, et on adopte petit à petit Sky l'humanoïde et son compagnon d'infortune dans leur périple post-apocalyptique. No Futur est une descente aux enfers contée d'un ton froid, sans concessions. L'univers est fascinant. C'est noir, douloureux et abject, pourtant l'amour est bien présent. C'est peut-être ce que les lecteurs ont, pour la plupart, détesté. Peu ou pas de romance, mais une relation charnelle et passionnée qui défie les lois de la nature et des hommes. Une pépite au cœur d'un recueil qui serait resté, sans cela, bien trop sage.


Le tatouage -Collectif - MxM Bookmark - 2018

mercredi 30 mai 2018

Retour à la maison !




Et voilà le retour du blog sans peur et sans reproche ! Il était temps ! J'en avais envie alors je me suis dis : pourquoi pas ? Je ne prétends pas le tenir à jour comme je le faisais dans le temps, surtout que mon rythme de lecture est devenu quasi inexistant, alors on verra !


Aujourd'hui, je vous parle de deux livres qui m'ont réellement marquée cette année. Tous les deux LGBT, tous les deux issus de la création française. Tous les deux formidables à leur façon.

Il y a d'abord eu Super Tragique de Nicolas Robin, dont voici le résumé :


J'inspire. J'ai 29 ans et un grand-père à charge, un sex-appeal de batracien, un voisin barbu tatoué dans ma ligne de mire, j'écris des vannes franchouillardes pour survivre, et mon ex refait sa vie avec un cadre bancaire gogo dancer. Drôle, tendre et émouvant, Nicolas Robin est le plus bel OVNI de la littérature gaie.

Ce roman est tout bonnement incroyable. Bien écrit, intelligent, bourré d'humour, il dépeint les relations de couple, les relations familiales, la vie professionnelle avec beaucoup de finesse et de drôlerie. J'ai adoré. Ça ne tombe jamais dans le pathos. Pourtant ça pourrait, parce que certaines thématiques abordées (la solitude, la vieillesse, le stress au travail, l'ombre de l'échec professionnel) sont tout de même assez lourdes. Tout le talent de l'auteur est là. Il réussit à garder un ton léger et ironique, et porte un regard toujours hilarant sur son entourage. Belle surprise donc.



Ma seconde découverte n'en est pas vraiment une, étant donné que j'ai déjà eu l'occasion de lire le travail d'Alix Dedune, notamment sur son blog, et que j'en suis fan ! Une fois encore, avec Mattéo, elle explore avec beaucoup de talent les relations interdites, les tourments amoureux de personnages profonds et subtils dont la vie est bouleversée sous le coup de la passion.

Depuis l’arrivée du neveu de sa femme dans son quotidien de père de famille heureux, Christian n’est plus lui-même. L’attirance qu’exerce sur lui le jeune homme le laisse désemparé. À quarante-sept ans, c’est la première fois qu’il traverse une crise existentielle de cet ordre. Que faire ? Se laisser porter vers une vie nouvelle, ou bien résister et sauver son mariage ?

Mattéo est vraiment une belle histoire. L'écriture d'Alix Dedune est comme toujours impeccable, douce et maîtrisée au possible. C'est son style, j'y adhère complètement. Au-delà de l'écriture, l'histoire est belle. Vraiment. Les personnages évoluent réellement, ils deviennent meilleurs, ils apportent cette touche d'humanité à un récit qui aurait pu devenir glauque ou un peu sordide. J'aime la relation de Mattéo et Christian, la délicatesse aussi de se dernier au début du livre, qui tente d'expliquer avec ses mots, qui culpabilise et s'en veut d'éprouver ce qu'il éprouve et de faire souffrir son entourage. Chaque personnage est approfondi et possède un caractère entier, loin des clichés habituels. C'est un livre mûr et abouti, peut-être le meilleur à mes yeux. Mais c'est sans compter sur le prochain !

En tout cas, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cet auteur discrète, prenez le temps de la découvrir.  Vous ne le regretterez pas. Elle écrit bien, elle exprime des choses vraies à travers ses histoires. Ses personnages sont complexes et il y a beaucoup de lumière dans ses récits.

Deux romans incontournables qui font du bien et prouvent que la littérature LGBT française a encore de belles choses à nous faire découvrir !

Super Tragique - Nicolas Robin - Textes Gais - 2007
Mattéo - Alix Dedune - Auto-édition - 2018

mardi 7 mars 2017

Sortie de mon livre !


Me voilà de retour pour un ultime et dernier billet (du moins, je pense !) Après avoir complètement délaissé ce blog que j'ai pourtant chouchouté pendant des années, après avoir créé des liens uniques ici et ailleurs, après avoir élever mini V - futur lecteur en puissance - offert beaucoup trop de temps à un travail qui ne le mérite décidément pas, et surtout, après avoir découvert une nouvelle forme de littérature qui m'a littéralement happée et ouvert les yeux sur tout un tas de choses vraiment importantes, j'ai enfin décidé de me lancer dans un ultime projet personnel : l'écriture d'un roman.

Le parcours n'a pas été facile. Manque de temps, de motivation, de confiance en moi... La rédaction d'un tel projet n'a pas été simple et m'a pris beaucoup de temps et je ne suis pas sûre à 100 % que la mise en forme soit parfaite. Mais j'ai décidé de tenter l'aventure de l'auto-publication, en attendant de voir... J'ai testé la plateforme d'Amazon avec de bons retours, pour l"instant.

J'ai trouvé que vous parler de ce roman, c'était un peu comme clore ce blog de la meilleure manière qui soit et tourner la page d'une période de ma vie qui a particulièrement compté pour moi.

Maintenant, je vous laisse le soin de découvrir l'histoire de Pierre et de Camille, en espérant que vous les aimerez autant que moi...



https://lire.amazon.fr/kp/embed?asin=B06XCVPN1S&preview=newtab&linkCode=kpe&ref_=cm_sw_r_kb_dp_n-LVybTFHZTQK&reshareId=WKDVJQD1FE198Q6F6P46&reshareChannel=system


Bien entendu, le blog reste actif, vous pouvez laisser vos commentaires et m'y contacter. Je vous répondrai avec plaisir. Et vous pouvez retrouver mes avis sur Goodreads (ICI) et Babelio (ICI).

Vous pouvez également venir jeter un oeil sur mon nouveau site d'auteur (ça en jette !) et m'y laisser aussi vos commentaires :


https://sullyholt.wixsite.com/sullyholt



Bonne semaine à tous !


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